6 mois après.

Vendredi matin 9h, parfait pour un nouvel article.
Alors oui je voulais être rigoureuse et faire minimum un article par mois sur mes lectures. Résultat pratiquement 6 mois après toujours rien. Pourtant j’ai lu.

Mais si j’ai tardé à faire cet article, c’est parce que cet été je me suis lancée dans le célèbre Ça, du non-moins célèbre Stephen King, et l’intégrale fait quand même pratiquement 1200 pages alors j’ai une excuse (oui.). Généralement, lire plusieurs livres en même temps ne me dérange pas, mais avec la densité d’informations que King décrit, j’ai préféré me concentrer corps et âme sur celui-ci. Même si j’ai parfois fait des pauses sur 20 000 lieues sous les mers.

J’ai mis longtemps à rentrer dedans. Cette quantité d’informations justement, est parfois lourde (un peu trop) et l’action est vraiment longue à démarrer. Surtout avec la double temporalité parfois c’est un peu compliqué. Mais une fois que tout commence, c’est que du bon. Et même que j’ai eu peur !! Et que c’est gore !! Je me souviens d’un passage où Ça apparaît en vampire avec « des dents comme des lames de rasoirs » qui dépassent de sa bouche, et quand il ferme cette dernière ses crocs lui transpercent la mâchoire et les gencives. J’ai eu une sacré mimique de dégoût à la lecture de ce passage. En bref, j’ai adoré, malgré une fin un peu… rapide, un peu brouillonne. Il y a également toute une partie de la fin à mon sens inutile et qui est plus malsaine qu’autre chose. Mais bon, 20 pages sur 1200, c’est assez risible. Stephen King fait souvent débat, des gens adorent, d’autres détestent pour une raison x ou y, personnellement, j’ai envie d’en lire d’autres. Ça prend avec moi et j’en suis ravie, car c’est un auteur que j’espérais vraiment aimer rien que pour apprécier lire le nombre de « classiques » qu’il a pu écrire.

Après ce pavé, je me suis tournée vers des lectures plus courtes, un peu plus légères. J’ai commencé par lire le recueil de nouvelles Le K de Dino Buzzati. J’avoue que je ne savais pas que le K était une nouvelle, mais finalement en lire m’a fait du bien, et ce recueil est en plus vraiment diversifié. Si certaines nouvelles sont vraiment drôles, avec un humour toutefois un peu noir, un peu cinglant, d’autres ont un ton vraiment grave, caractéristique de la période. L’expression « Passer du rire aux larmes » serait vraiment exagérée mais pourrait quand même décrire la différence de style entre les nouvelles. Beaucoup de nouvelles « à chute », dont la plus connue Pauvre petit garçon !  font que je suis contente d’avoir acheté ce recueil sur un coup de tête et surtout à 1€ (Merci Boulinier, ma secte).

Je crois que lors de cette même visite à Boubou, j’ai acheté Maudit Karma ! de David Safier, j’en avais entendu divers échos au moment de sa parution, comme quoi « c’était drôle et léger », donc parfait pour mon envie du moment. Donc je confirme, c’est léger. Drôle… Pas tant que ça. Une morale en demi-teinte, une fin pas très convaincante… Je passe vite sur celui-ci, pas un must-read du tout (même si je n’ai jamais douté de ça.), je classe ça dans la même catégorie que les Gardinier, du sympathique mais vite lu vite oublié.

J’ai ensuite commencé un recueil de nouvelles SF de l’éditeur La Volte, sur un ton beaucoup moins léger pour le coup. J’ai interrompu ma lecture (pas très grave pour des nouvelles) car après une journée ciné, je me suis procurée la trilogie de L’épreuve de James Dashner, car le film tiré du premier tome m’a bien plu. Eh bien si ce premier tome est plutôt bon (je suis assez peu difficile concernant les livres pour adolescents, tu me mets des ados dans une histoire dystopique ça fonctionne direct), les deux autres m’ont un peu déçu, et ne parlons pas de la fin de l’histoire télescopée (et je suis gentille)… Non vraiment déçue.

Et donc depuis, je suis revenue sur ma lecture de 20 000 lieues sous les mers que j’ai presque fini, mais que ce fut laborieux ! J’ai passé des pages et des pages qui ne sont que description du monde sous-marin, de poissons et autres coquillages. Alors oui, il faut remettre dans le contexte de l’époque. Mais parfois j’ai la sensation que l’ouvrage de biologie a remplacé un peu le roman. Du coup je ne sais pas si je vais me lancer dans la suite malheureusement… Surtout que j’ai récupéré pleins d’e-books tombés dans le domaine public comme Frankenstein de Shelley qui me fait de l’oeil depuis.

J’ai également lu Nos étoiles contraires de John Green, l’auteur pour ados un peu à la mode (mais ça va on nous bassine moins avec ça qu’Hunger Games [que j’adore quand même] ) et si l’histoire est pas mal, ça change disons, le style d’écriture m’a tué. J’ai plusieurs fois laché des « oh lala… » de désespoir (oui.) devant des phrases grandiloquentes, des phrases skybloguesques destinées à faire rêver les jeunes adolescents en quête d’amour et de tragique. Donc non… Non. Le fond m’a plu, la forme m’a dégoûté. Et j’ai pu lire des critiques qui adulait l’histoire, que c’était original, que c’était un bel ouvrage sur la maladie, et oui, en effet, c’est pas si mauvais, mais plus j’y repense plus j’ai l’impression que c’est juste un prétexte à histoire tragique, tel Roméo et Juliette.

Vendredi matin 10h, parfait pour finir un nouvel article 🙂 A bientôt.

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