The Grand Budapest Hotel, Wes Anderson

Par un heureux hasard, 2013 fut l’année où avec mon copain on s’est dit « et si on se faisait tous les Wes Anderson ? », même si aujourd’hui il nous en reste 2 à voir, on a rattrapé notre retard. Par un autre heureux hasard, c’était dans les mois précédant la sortie du Grand Budapest Hotel. Du fait, on était encore parfaitement dans l’esprit Anderson en allant le voir.  La bande annonce faisait vraiment rêver, encore une fois. Et on est plutôt servis.

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Pour le scénario, faisons court, j’ai envie de parler d’autre chose, simplement, nous suivons le maître d’hôtel du Grand Budapest accusé de meurtre. Honnêtement en voyant la bande-annonce, je m’attendais à une sorte de cluedo, j’en étais pratiquement convaincue et j’me suis sentie bête d’avoir cette attente, du coup j’étais limite déçue. Mais ça c’est ma faute, et j’ai quand même sur-adoré le film.

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On a beaucoup de personnages dans ce film. La bande-annonce était extrêmement prometteuse à ce sujet, beaucoup beaucoup trop à mon goût. C’est le seul petit bémol que je donne au Grand Budapest Hotel. (On voit pas assez Bill Murray mais bon ça c’est mon avis !)

Ce qui est surtout notable, c’est la réalisation magistralement orchestrée et réussie. Anderson pense à chaque petit détail insignifiant, ce qui fait que The Grand Budapest Hotel est un chef-d’oeuvre de réalisation, un petit bijou graphique. Parce que oui, beaucoup de règles photographiques sont respectées, et ce qui fait que chaque plan est superbe. Pour ceux qui connaissent mal Anderson ou n’ont pas vu le film, chaque plan est assez long, et surtout fixe. Pas de travelling (ou très peu. Genre  1 ou 2.), pas de plan séquence interminable qui bouge de partout, pas de ralentis inutile, bref, pas de superflu. Juste de la photographie, du positionnement, de la réflexion, de la construction d’image. Ainsi, si on remarque en premier lieu les couleurs du film, qui sont éclatantes et font du bien à la rétine, on remarque ensuite que beaucoup de plans sont construits selon la règle des 3. Si on connait la règle des tiers, la règle des 3 existe aussi, elle explique que si l’on doit répéter un élément dans une photo, autant en mettre 3, ce qui crée un effet dynamique. Puis on remarque la symétrie, les personnages regardent la caméra, des points de vues différents, des jeux de lumières… Comme quoi, n’importe qui ne peut pas faire n’importe quoi juste avec une caméra et en sortir quelque chose de correct. Et de plus, Anderson ne fait l’impasse sur rien. Le scénar est vraiment bon, l’humour très présent, l’émotion également. Un film parfaitement réalisé de bout en bout. Et ça fait du bien.

Bref, j’ai plutôt envie de montrer des photos. Mais pour finir sur le film, allez le voir, c’est magnifique, la musique est géniale, les acteurs très bons, c’est un film qui donne le sourire. Comme tous les Anderson. Que je vous encourage à regarder ensuite. (Surtout Fantastic Mr Fox).

Règle des 3

Règle des 3

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Règle des 3

Règle des 3

Un cadre dans un cadre <3

Un cadre dans un cadre ❤

De la symétrie

De la symétrie

Un plan très graphique

Un plan très graphique

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Un jeu de lumière

Un jeu de lumière

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