Le Vent se lève, ou la cerise sur le gâteau.

Bonjour à tous,

Ceux qui s’intéressent un minimum au cinéma d’animation asiatique(et les autres) ne seront bien évidemment pas passés à côté de la sortie, ce mercredi, du dernier Hayao Miyazaki : Le Vent se lève. Si notre réalisateur nous fait le coup à chaque fois, il semblerait bien que ce film soit son dernier. Malgré tout, on continue de croiser les doigts. Chaque Miyazaki est toujours attendu avec grande impatience, je suis donc allée le voir hier soir.

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Le Vent se lève est de base différent de ce qu’on a l’habitude de voir, même si certains de ses derniers films ne sont pas fantastiques. Ici, pas de surnaturel, pas de créatures mignonnes(ou moins mignonnes), mais une biographie inspirée de celle de Jiro Horikoshi, le concepteur des bombardiers Japonais durant la Seconde Guerre Mondiale.

On commence notre film avec un Jiro enfant, qui ne rêve que d’une chose, piloter des avions. Malheureusement, à cause de sa myopie, ce dernier est cloué au sol, mais cela ne l’empêche pas de poursuivre son rêve en devenant ingénieur en aéronautique et en se faisant par la suite embaucher chez Mitsubishi. On suit notre Jiro depuis le collège jusqu’à la consécration de sa carrière en passant par des études à la fac chamboulées par le séisme de 1923 qui détruit sa fac. Et si notre film se concentre sur la partie adulte de la vie de Jiro, le fait de le voir grandir, évoluer et surtout continuer de s’attacher à son rêve est très prenant, et le personnage est de fait très attachant.

A part son travail, qui lui prend la majorité de son temps et de ses journées, Jiro rêve. Un rêve récurrent lui vient en tête, celui où il rencontre l’ingénieur Italien Caproni, constructeur d’aéronefs. Ce personnage inspire beaucoup Jiro et reste un un pilier pendant les périodes difficiles qu’il va traverser.

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En plus de son rêve, Jiro tombe amoureux. Mais cette histoire d’amour, aussi magnifique soit-elle, ne prend pas tout le récit. Notre film n’est pas une histoire d’amour, et le juste milieu entre « trop d’amour » et « peu d’amour » est parfait. On s’attache à cette femme que Jiro a choisi.

Tout ça pour dire qu’encore une fois notre cher Hayao nous livre une histoire magistrale, un biopic magnifique. Malgré la période difficile au Japon (notre histoire commence vers 1920 pour terminer aux alentours de 1945) que l’on voit à travers les yeux de Jiro, on est pas dans un film de guerre. On y voit la misère, la crise financière, le retard technologique du Japon par rapport aux Allemands, certes, mais ce qui importe, c’est comment Jiro voit tout ça. Et il ne le voit presque pas. Ce qui lui importe, c’est l’aéronautique, c’est dessiner et concevoir des avions. Ainsi toute la poésie d’un Ghibli est présente. Les paysages sont magnifiques, certaines scènes sont à pleurer de beauté. Notamment la scène de l’avion en papier. J’ai trouvé cette thématique du rêve d’enfant qui suit notre personnage toute sa vie géniale.

Parce qu’après tout, on l’envie tous un peu, ce Jiro, d’avoir réussi à faire de son rêve sa vie.

Alors on prie fortement que notre Hayao Miyazaki sorte de sa retraite(encore une fois…), sinon, on lui dit un grand merci.
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Et en prime, un morceau de l’OST :

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