Le choix de ma vie

Quel titre grandiloquent pour finalement pas grand chose ! En fait je parlerais juste d’orientation.

Bonsoir à tous et à toutes donc 🙂

L’orientation, ah quel joli mot pour désigner une des choses les plus décisives de la vie. Je vous vois déjà en mode « nan mais n’importe quoi ». Bah un peu quand même. On nous tanne avec ça dès la 3è. Je me rappelle à l’époque (lol) dans mon collège on était obligés d’aller voir le conseiller d’orientation pour savoir quelles options on prendrait en 2nde. J’avais déjà des résultats très moyens en 3è mais bon j’avais un cours de latin super intéressant sur la civilisation tout ça. Du coup je sors à la conseillère (c’était une femme je crois) « je veux faire latin et grec en 2nde ».

Grosse erreur de ma vie, mais passons. Déjà en 3è, on nous demande de faire des choix, enfin personnellement en 3è mon futur ne m’intéressait pas tellement (il ne m’intéresse toujours pas d’ailleurs). Le bac L était plus ou moins obligatoire pour moi qui détestait les maths et la physique et n’avait aucunement envie de faire de la gestion de la science-po/éco. Donc bon, et en plus j’aimais les livres.

Arrivée en terminale, rebelote le « que faire que faire ». Je vais pas épiloguer sur APB qui est aussi pratique que… que… J’ai pas d’exemples parce qu’il n’y a RIEN de moins pratique et facilement utilisable que ce site. J’entends parler du DUT Info-Comm’ métiers du livre. « Eh mais cool ça, je veux devenir bibliothécaire depuis longtemps j’adore ranger les livres. » (true story)
J’avais mis aussi une licence d’anglais parce que « eh mais j’aime l’anglais! » (true story bis)

J’avais donc passé un formidable entretien dans le bel IUT de Saint-Cloud tout propre tout beau. Pour au final ne pas être prise, puis après un désistement et un appel de l’IUT être finalement prise, enfin bon, voilà je suis inscrite en DUT.

OUAIS JE VAIS POUVOIR VIVRE DANS LES LIVRES !

« En édition il n’y a pas de boulot »
« En bibliothèque les concours sont trop durs »
« En librairie c’est mal payé et l’avenir n’est pas beau »
(dixit tous mes profs, sisi. Même les professionnels.)

Après mon premier semestre, travailler en bibliothèque ne m’intéressait plus du tout, l’édition tout le monde dit qu’il faut minimum bac+5 et avec mon niveau je pense franchement pas y arriver, ne reste que la librairie. Bon c’est cool aussi. Ça reste les livres. Pendant le dernier semestre, on choisit une « spécialité » entre les trois métiers et on a des cours plus spécialisés. Pour ma part ayant choisi Librairie j’ai eu des cours de vitrine, de gestion(oui. Enfin c’est un peu private joke de dire ça.), de numérique en librairie(joli nom pour rien du tout.) tout ça. Mon stage en librairie commence lundi, à la librairie Pippa, dans le quartier de Cluny la Sorbonne, et franchement je doute tellement.

Je suis sensée être en train de rédiger des dossiers pour l’année prochaine. La logique de ma formation voudrait que je fasse une licence professionnelle option Librairie. Genre pour valider un bac+3 et hop c’est bon. Sauf que le programme ne m’intéresse absolument pas. L’alternance est une bonne chose et je le sais mais si c’est pour m’ennuyer les 3/4 de la semaine non merci.

Du coup je suis en plein doute. Les livres c’est cool, j’irais pas jusque dire que c’est ma passion mais j’aime ça, mais est-ce que cela ne devrait pas rester « juste » une passion ? Que faire alors ? Comment savoir ce qui nous intéresse vraiment ? Comment savoir si le choix qu’on fait est le bon ?  Franchement à 20 ans je me vois pas faire la même chose pendant 40 ans, ça me fait flipper. Du coup je pense faire une année « sabbatique », me concentrer sur mon permis, bosser un peu, mettre des sous de côté… je sais pas.

Bref tout ça pour dire que l’orientation c’est un vrai problème de nos jours. On a des « conseillers » qui ne conseillent rien du tout, et franchement, je me demande le nombre de jeunes de mon âge qui font ou ont fait quelque chose plus par « dépit » que par réelle envie.

Est-ce que vous êtes dans la même situation que moi chers lecteurs ? 😦

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3 réflexions sur “Le choix de ma vie

  1. J’ai un peu l’impression de lire ma propre expérience ici, à quelques détails près on s’y retrouve, c’est assez fou (à moins que la plupart des jeunes de notre âge ne soient dans cette situation, et dans ce cas là ce n’est pas fou du tout).
    Moi j’ai choisi la filière ES par défaut, n’étant pas très douée dans les matières scientifiques et craignant que le bac L ne me ferme trop de portes. L’admission à l’IUT s’est fait de la même manière, 36ème sur liste d’attente, j’ai finalement eu la chance d’y entrer. Là encore un choix qui n’en était pas un ; je ne savais absolument pas ce que je voulais étudier, ni même ce qui m’intéressait réellement. Certains ont une passion dès l’enfance, d’autres n’ont aucune difficulté à envisager leur avenir, ce n’est pas mon cas. J’ai choisi la Gestion Urbaine grâce/à cause d’une fille rencontrée lors d’un forum d’orientation. D’après elle c’était vraiment chouette et son enthousiasme débordant m’a convaincue. Depuis que j’y suis, je me rends bien compte que je n’y suis pas à ma place. Aucun cours ne suscite vraiment mon intérêt et pour preuve : je redouble !
    MAIS, il m’arrive de bénir un peu ce redoublement ! Déjà parce que l’ambiance de la promo de l’année dernière n’était pas terrible, mais aussi parce que je me retrouve avec un semestre entier rien que pour moi. Oui, l’organisation de cet IUT aussi c’est une grosse blague : on fait redoubler pour 0,5pts, on fait repasser un seul semestre, on ne veut plus de l’étudiant en cours si jamais il veut améliorer le semestre validé l’année précédente et on refuse aussi de l’encadrer pour un éventuel stage…
    Je me retrouve donc livrée à moi-même depuis le mois de janvier ! J’avais évidemment plein de projets qui me motivaient : faire un service civique (deux en fait, qui n’ont pas abouti du tout), un stage (refusé par l’IUT comme je le mentionnais plus tôt), suivre des cours de la licence que j’envisageais de faire après le DUT (mais arriver en S2 c’était un peu délirant je l’avoue). Ma mère avait aussi plein de projets pour moi : m’avancer sur le programme de la deuxième année du DUT, commencer même à passer des exams, bref des trucs de maman prof plus ou moins improbables…
    De mon côté, j’avais pris de l’avance sur l’occupation de ce temps libre puisque j’ai obtenu un job en septembre, je garde deux petits monstres tous les soirs d’école, 8h/semaine en plus des cours c’était déjà pas mal. Aujourd’hui, mon nombre d’heure a presque doublé, et je fais en plus le ménage chez eux donc ça me prend toutes mes après-midi. Ma mère me fait la peau parce que je n’ai toujours rien trouvé d’autre à faire, autre chose de « constructif ». Elle m’a emmené au Bureau d’Information Jeunesse, me faire faire un de ces fameux test d’orientation, qui déniche soudain une voie professionnelle à travers des attirances pour telle ou telle activité. J’ai été assez surprise du résultat. Bien loin de la Gestion Urbaine, le logiciel a retrouvé en moi le goût que j’avais pour la décoration et l’association de matière en me proposant une assez longue liste de métiers variés (et même souvent inconnus) classés par niveaux d’étude. Sur le moment je me suis dit que c’était sympa, que ça pouvait très probablement me plaire, mais j’avais des gros doutes sur mes capacités personnelles.
    Le temps a un peu passé et mon père a eu un assez grave accident sur le chantier sur lequel il bossait. En fait il a bien failli y rester et (je sais que ça fait très cliché de dire ça mais je crois qu’on se rend pas compte tant qu’on l’a pas vécu) j’ai mieux conscience de la valeur de la vie. Il est totalement tiré d’affaire maintenant, juste un peu de rééducation et tout redeviendra comme avant, et cette idée de décoratrice me trotte de plus en plus dans la tête.
    Pour le moment j’envisage de terminer la GU, ça serait idiot d’arrêter maintenant, donc ça me laisse encore pas mal de temps pour bien y réfléchir. Je profite de mon semestre libre pour mieux me connaître moi-même, explorer mes goûts. La photo c’est nouveau pour moi, je m’y mets doucement, je retrouve le plaisir de lire, je me replonge dans les activités manuelles qui m’ont toujours vraiment plu, demain c’est initiation à la céramique !
    Bref, tout ça pour dire qu’un peu de temps pour soi-même, comme tu l’envisages dans cette année sabbatique, me paraît être une étape essentielle quand on ne sait pas trop où on en est. Commencer à travailler, pas juste pour un mois d’été, responsabilise, donne de la maturité et permet de se faire plaisir aussi. Ce boulot là ne se doit pas d’être passionnant (le ménage pour moi, je saute pas au plafond tous les matins tu peux me croire), il permet de mieux connaître la vie professionnelle et ses enjeux, et une expérience comme celle là c’est toujours bon dans un CV.
    Voilà, j’espère que mon (long) témoignage t’aidera à y voir un peu plus clair. En attendant bonne réflexion et bon courage !

  2. Je suis passée par là : Bac S (parce qu’en 2nd mes meilleurs nogtes étaient dans les sciences, sauf qu’arrivée en 1ère, ce n’était plus le cas xD… résultat : gros fail !). Ensuite, réorientation : Bac Pro Secrétariat (histoire de faire quelque chose et d’avoir un bac XD) puis j’ai trouvé le BTS COM’ à 21ans ! (il n’est jamais trop tard) « Ah ouais ça a l’air cool la pub, l’évènementiel » (côté concert xD)… mais la réalité est toujours autre ^^. J’me dis qu’au final un boulot doit plaire un minimum, mais c’est dur de trouver vraiment un travail qui plaît ! C’est comme tout. Et effectivement de nos jours on a plus envie de faire le même métier toute notre vie, mais ça c’est à nous de voir, à nous de changer, on verra plus tard ^^… faut pas y penser tout de suite. Trouves une formation, un travail, qui pourrait te convenir au max, dans les livres c’est cool si t’aimes bien, tant que ça se rapproche de quelque chose qui te plaît et que tu connais :). L’année sabbatique c’est pas mal aussi mais à ce qu’il paraît c’est dur de se remettre dans les études après. Même si c’est un peu ce que je vais faire avant de faire une licence mais pas pour les mêmes raisons. Bref, oui beaucoup de personnes sont dans ton cas je pense, mais ça n’aide pas de le savoir… Franchement c’est à toi de voir comment tu le sens, le plus important c’est que tu te sentes bien dans ce que tu feras ! Rien de pire qu’un travail stressant et redondant ! Après tu dis que le programme ne t’intéresse pas (et encore tu le connais qu’en surface non ?) mais peut-être peux-tu faire un effort pendant 1an pour arriver à un métier qui te plaît ^^… Enfin bon, oui tu n’as que 20ans, alors tu peux prendre un peu de temps pour réfléchir ou alors carrément essayer autre chose ! Pourquoi pas 😉

  3. C’est exactement la même chose pour moi actuellement. Surtout l’idée d’être allée vers quelque chose par dépit, de ne plus savoir quoi faire, si la passion ne devrait pas rester qu’une passion, etc.

    Je me dis que je vais commencer un master, ouais, cool. Et après ? Passer l’agreg. Alors, encore faut-il avoir un master voire une mention pour pouvoir espérer passer l’agreg, et là … pas besoin de faire un dessin. C’est presque hors de portée, et pourquoi ? Pour faire un métier dont je ne suis même pas sûre qu’il me plaise au bout du compte ? Voilà. La perspective de se casser le cul pour faire la même chose pendant 40 ans, c’est la même que pour toi.

    Alors, dans le « pire » des cas, je passerai le concours des bibliothécaire, je tenterai une formation de libraire. Mais est ce que ça correspond vraiment à ce que j’aimerais ? Je ne sais pas.

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